La Bélogue

Avec ses ordonnances Travail, Macron a réussi à nous refourguer… le CPE pour tous

samedi 30 septembre 2017.

Les ordonnances voulues par Emmanuel Macron pour réformer le code du travail facilitent sensiblement le licenciement d’un salarié en CDI ayant moins de deux ans d’ancienneté. Et les indemnités prévues ne sont pas lourdes. Finalement, Marianne a calculé que cela revient au même que le fameux CPE que la rue avait fait enterrer. En pire, même…

C’est la ministre du Travail elle-même qui nous mis la puce à l’oreille. Si vous ne l’avez pas vu, Muriel Pénicaud était l’invitée d’Elise Lucet ce mardi 26 septembre dans son émission Cash investigation. Elle a notamment été interrogée sur les dommages et intérêts prud’homaux auxquels, maintenant que ces ordonnances voulues par Emmanuel Macron pour réformer le code du travail ont été promulguées, peuvent prétendre les salariés en cas de licenciement abusif. La ministre s’est alors royalement emmêlé les pinceaux sur le barème d’indemnité prévu selon l’ancienneté.

On vous passe les détails mais du coup, on a replongé le nez dans ce fameux barème, applicable depuis le 24 septembre. Et voici ce qu’il prévoit : en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse, jusqu’à un an d’ancienneté dans l’entreprise, le salarié lésé peut espérer que les prud’hommes condamnent son employeur à lui verser jusqu’à un mois de salaire maximum. Mais ça peut être moins, vu qu’il n’y a pas de minimum prévu. Entre un et deux ans d’ancienneté, un plancher est en revanche fixé à un mois de salaire, et la somme peut aller jusqu’à deux mois de salaire. Pas plus.
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La suite de l’article de Thomas Vampouille sur Marianne.net


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