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  Réponses et commentaires 
au Manifeste 
pour une justice familiale 
non violente

Lettre aux députés

10 mai 2002

Madame, Monsieur le député

 

    La législature actuelle s’achevant, vous allez vous présenter aux suffrages de vos concitoyens et concitoyennes. A cette occasion, nous souhaitons attirer votre attention sur le « Manifeste pour une justice familiale non violente » et recueillir les marques de sympathie ou les commentaires qu’il suscite de votre part.

 

    Ce Manifeste est une contribution au débat sur le droit de la famille, resté ouvert à l’issue du  vote, intervenu en février 2002, sur les questions d’autorité parentale. Il s’appuie sur le meilleur de ce que cette réforme peut apporter, et traduit le malaise qu’elle laisse subsister.  Ses signataires ont, pour la plupart, vécu l’inconcevable organisé par la loi de 1970, et perçu, dans leur expérience du malheur, les responsabilités de la loi et de l’institution judiciaire.

 

    Dans le débat à l’assemblée nationale et au sénat, plusieurs parmi vous ont dénoncé l’absence de vue d’ensemble et les risques d’incohérence d’une démarche morcelant la question du droit de la famille ; d’autres se sont inquiétés à juste titre de ces inconséquences. C’est  à ces absences, et à ces risques, que le Manifeste répond, en portant jusqu’à vous, l’interrogation citoyenne forte qui subsiste. Ce questionnement n’est ni de droite ni de gauche ; il n’est pas sexiste ; son inspiration est républicaine. 

    Nous souhaitons que vous aurez à cœur de faire connaître vos réponses et de participer au débat de qualité auquel nous appelons.

 

Réponses et commentaires

 
André GERIN

Maire de Vénissieux
Député du Rhône
Vice-Président de la
Communauté Urbaine de Lyon

23 mai 2002

Vous m'avez fait parvenir un manifeste pour une justice familiale non violente. Vous soulignez que la résidence alternée et le recours à la médiation sont de nouvelles possibilités qui peuvent ne pas être effectives car laissées à l'appréciation du juge.
Je comprends votre crainte. Ces différentes mesures ont été prises ponctuellement et n'ont pas fait l'objet d'un projet de loi refondant le droit de la famille. Cela peut créer des incohérences.

Je vous propose d'interroger la nouvelle législature.

 

Marie George BUFFET

Secrétariat national du PCF

28 mai 2002

Nous vous remercions d'avoir porté à notre connaissance le manifeste pour une justice familiale non violente.
Nous sommes particulièrement attentifs à la famille qui demeure un lieu de solidarité primordiale. Dans notre conception de la société, la famille, quelle que soit sa structure, joue un rôle important dans la construction des individus mais aussi pour l'ensemble de la société. Son évolution, la reconnaissance de la pluralité de ses formes doit apporter un changement dans la mnaière de penser les aides publiques ainsi qu'une recomposition des institutions existantes, la définition de nouveaux domaines de compétences et d'action, notamment en ce qui concerne la justice.
Il convient de faire entrer dans la vie les mesures de résidence alternée et de recours à la médiation. Toutefois, la non-reconnaissance dans les faits de l'égalité parentale dans le cadre des séparations familiales ne peut être réglée uniquement par des lois mais aussi par une action continue des pouvoirs publics, des associations ... afin de permettre une évolution des mentalités.
 

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