Compagnon, mon compagnon,



De la révolte, je voudrais passer
A la patiente intelligence,
A une sorte d'espérance.


Mais voilà le mystère
Du passage et du dépa
rt.
Et sur ce grand mur blanc

Qui nous sépare
Je dessine ton visage et tes mains
Pour te tenir encore un peu, demain.

Anne Marie

 


La mort n'est rien,

Et je suis simplement passé
Dans la pièce à coté.

Je suis moi et tu es toi,
Ce que nous étions l'un pour l'autre,
Nous le sommes toujours.
Donne moi le nom,
Que tu m'as toujours donné.
Parle moi, comme tu l'as toujours fait.
N'emploie pas un ton différent,
Ne prends pas un air solennel ou triste.

Continue à rire
De ce qui nous faisait rire
Ensemble.

Prie, souris, pense à moi.
Prie pour moi.
Que mon nom
Soit prononcé à la maison,
Comme il l'a toujours été,
Sans emphase, d'aucune sorte,
Sans une trace d'ombre.

La vie signifie
Tout ce qu'elle a toujours signifié.
Elle est ce qu'elle a toujours été.

Le fil n'est pas coupé.

Pourquoi serais je
Hors de ta pensée,
Simplement
Parce que je suis
Hors de ta vie ...

Je t'attends,

Je ne suis pas loin,
Juste de l'autre coté du chemin.

Tu vois tout est bien.

Juste de l'autre coté du chemin

Textes de Antoine Trémolières et de Henry Scott Holland.